Indemnités de trajet BTP : les trois indemnités, les zones 1 à 5 et la frontière du grand déplacement
Les indemnités de petits déplacements du BTP expliquées : les trois indemnités — trajet, transport, panier — et leurs régimes sociaux différents (le trajet est soumis à cotisations, les deux autres exonérés dans les limites URSSAF), les zones 1 à 5 calculées depuis le siège en kilomètres routiers réels, les barèmes 2026, les cas où chaque indemnité n'est pas due et la frontière du grand déplacement (50 km et 1h30).
Congés payés BTP : la caisse CIBTP, le calendrier décalé, la prime de 30 % — le guide de l’entreprise
Les congés payés dans le BTP expliqués côté entreprise et côté salarié : la caisse CIBTP qui verse l'indemnité à la place de l'employeur, la période de référence décalée du 1er avril au 31 mars, la cotisation de l'ordre de 20,70 % de la masse salariale en 2026, la prime de vacances de 30 % sur le congé principal, les jours d'ancienneté comptés sur la carrière dans la profession, le certificat de congés payés au départ et la portabilité des droits d'un employeur BTP à l'autre.
Jours de fractionnement : la règle des 1 ou 2 jours gagnés, le simulateur — et la spécificité BTP que la caisse calcule pour vous
Les jours de fractionnement expliqués simplement : les deux conditions (12 jours continus entre le 1er mai et le 31 octobre, puis au moins 3 jours du congé principal hors période), le barème +1/+2 de l'article L. 3141-23, un simulateur intégré, quatre cas concrets, la renonciation (valable sur la demande de congés, nulle dans le contrat de travail) — et la spécificité BTP : la caisse CIBTP calcule désormais automatiquement, avec la prime de vacances de 30 % appliquée.
Contrat de sous-traitance : les clauses qui protègent vraiment — côté donneur d’ordre comme côté sous-traitant
Le contrat de sous-traitance clause par clause : ce que la loi de 1975 impose vraiment (acceptation, agrément, garantie de paiement à peine de nullité), le tableau des onze clauses avec le risque que chacune neutralise, l'objet et le prix qui décident de la requalification en prêt de main-d'œuvre illicite, l'autoliquidation de TVA à prévoir, la clause vigilance renforcée par la loi du 25 juin 2026 — et les pièges des modèles génériques recopiés sans adaptation.
Travail dissimulé : les deux formes du délit, les sanctions — et ce que risque réellement le donneur d’ordre
Le travail dissimulé recouvre deux délits — la dissimulation d'activité (L. 8221-3) et la dissimulation d'emploi salarié (L. 8221-5) — punis jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende. Mais le vrai sujet du BTP est ailleurs : la solidarité financière du donneur d'ordre négligent, la frontière entre sous-traitance réelle, marchandage et prêt de main-d'œuvre illicite — et la méthode documentaire pour se protéger, renforcée par la loi du 25 juin 2026.
Attestation de régularité fiscale : l’obtenir en ligne, savoir quand on vous la demande — et ne pas la confondre avec l’URSSAF
L'attestation de régularité fiscale, délivrée par la DGFiP, certifie que l'entreprise est à jour de ses déclarations et paiements d'impôts — et les marchés publics l'exigent à l'attribution, avec un délai court. Le guide complet : obtention en temps réel depuis le compte fiscal professionnel ou par formulaire 3666-SD, appréciation au dernier jour du mois précédent, assouplissement du 8 juillet 2026 pour les entreprises nouvelles, groupes intégrés — et le tableau qui la distingue une bonne fois de l'attestation de vigilance URSSAF.
Attestation de vigilance URSSAF : l’obtenir, la vérifier, la renouveler — le guide du donneur d’ordre et du sous-traitant
L'attestation de vigilance URSSAF des deux côtés du contrat : comment l'obtenir en ligne immédiatement quand on est sous-traitant, comment la vérifier et la suivre quand on est donneur d'ordre — seuil de 5 000 € HT par opération, renouvellement semestriel jusqu'à la fin du contrat, vérification d'authenticité par code de sécurité renforcée par la loi du 25 juin 2026, les trois documents de la vigilance et la solidarité financière qui sanctionne l'oubli.
Sous-traitance dans le BTP : la loi de 1975, le paiement, et les obligations qui engagent le donneur d’ordre
La sous-traitance BTP de bout en bout, sur le socle de la loi du 31 décembre 1975 : l'acceptation et l'agrément que le terrain oublie, le paiement direct dès 600 € en marché public, l'action directe et la garantie de paiement en privé — dont l'absence rend le sous-traité nul —, les obligations de vigilance dès 5 000 € HT renforcées par la loi du 25 juin 2026, et l'autoliquidation de TVA.
Registre des déchets : qui doit le tenir, ce qu’il contient, et comment il se remplit tout seul
Toute entreprise qui produit ou gère des déchets doit tenir un registre chronologique de leurs mouvements (R. 541-43, arrêté du 31 mai 2021) et le conserver au moins trois ans. Qui est concerné, le contenu ligne à ligne — date, code déchet, quantité, transporteur, destination, traitement —, la transmission au registre national désormais intégré à Trackdéchets, le cas des terres excavées, et la méthode pour que le registre s'écrive tout seul au fil des affaires.
Bordereau de suivi des déchets (BSD) : quand il faut l’émettre, qui signe, et ce qu’il prouve
Le bordereau de suivi des déchets (BSD) est obligatoire pour tout transfert de déchets dangereux : la carte d'identité du déchet, du chantier à l'installation de traitement. Quand il faut l'émettre, comment se lit un code déchet à 6 chiffres (et son astérisque), le circuit de signature sur Trackdéchets, les cas particuliers — amiante, tournées, regroupement — et les erreurs qui coûtent, jusqu'à 150 000 € et 4 ans d'emprisonnement.
