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DPGF : définition, rôle, bonnes pratiques et étapes pour la rédiger

La DPGF (Décomposition du Prix Global et Forfaitaire) est une pièce financière du dossier de consultation des entreprises, qui détaille poste par poste comment se compose le prix forfaitaire d’une offre dans un marché public de travaux. Souvent réduite à une formalité, elle est en réalité un outil central : elle sert à comparer les offres, à sécuriser vos prix et à piloter financièrement le chantier. Bien maîtrisée, elle vous évite les erreurs de chiffrage et protège vos marges.

En bref

La DPGF ventile un prix global et forfaitaire par postes de travaux, avec quantités et prix unitaires. Fournie par l’acheteur dans le DCE (souvent au format Excel), elle est complétée par l’entreprise candidate. Elle sert à répondre à l’appel d’offre, à comparer les candidats, puis à suivre les coûts pendant l’exécution du marché.

Qu’est-ce qu’une DPGF ? Définition

La DPGF est une pièce financière qui fait partie du dossier de consultation des entreprises (DCE). Elle présente le prix total de l’offre, ventilé par postes de travaux ou prestations, avec des quantités estimatives et des coûts associés. Elle a l’aspect d’un devis et se présente généralement sous forme d’un tableau.

Un point souvent mal compris mérite d’être clarifié : la DPGF est en principe non contractuelle — sauf lorsque le marché le prévoit expressément. C’est le règlement de consultation et l’acte d’engagement qui déterminent sa portée. Dans tous les cas, elle engage indirectement le titulaire, puisqu’elle décompose le montant forfaitaire sur lequel il s’engage et sert de référence à l’analyse des offres par l’acheteur public.

Pourquoi la DPGF est-elle importante dans les marchés publics ?

Au-delà de l’aspect réglementaire, la DPGF est un véritable outil de pilotage. Pour le titulaire du marché, elle permet de :

  • suivre les coûts par poste tout au long du chantier ;
  • anticiper les dérives budgétaires en comparant le prévisionnel et le réel ;
  • justifier les ajustements techniques ou financiers auprès de l’acheteur ;
  • limiter les risques de litiges en clarifiant l’offre.

Cette logique de décomposition s’appuie directement sur votre chiffrage amont : pour fiabiliser vos montants, mieux vaut partir d’un déboursé sec correctement calculé avant d’y intégrer vos frais généraux et votre marge.

Quels sont les éléments constitutifs d’une DPGF ?

Une DPGF bien rédigée comprend la liste des lots, le détail des prestations, les quantités estimées, les prix unitaires, les coûts par poste et le prix global et forfaitaire total. Voici un exemple simplifié pour un lot de gros œuvre :

Lot / PosteUnitéQuantitéPrix unitaireMontant
Gros œuvre – Terrassement12045 €5 400 €
Gros œuvre – Fondations35180 €6 300 €
Gros œuvre – Dallage21038 €7 980 €
Total lot Gros œuvre (forfaitaire)19 680 €

Le total des postes constitue le prix forfaitaire du lot, intégré au prix global du marché. La DPGF doit rester cohérente avec le CCTP, les plans et l’ensemble des documents de consultation.

À retenir : le format de la DPGF est imposé par l’acheteur dans le DCE (tableau Excel, cadre de réponse, dépôt dématérialisé). Le non-respect du format demandé peut rendre votre offre irrégulière, même si le contenu technique est correct.

DPGF et marchés publics : ce qui change en 2026

Deux décrets du 29 décembre 2025 (n° 2025-1386 et n° 2025-1383) ont fait évoluer les seuils de la commande publique, avec un impact direct sur la façon dont vous transmettez votre DPGF :

  • le seuil de dispense de publicité passe à 100 000 € HT pour les travaux dès le 1er janvier 2026 ;
  • pour les fournitures et services, il passe de 40 000 à 60 000 € HT au 1er avril 2026 ;
  • la transmission dématérialisée de l’offre (et donc de la DPGF) devient obligatoire, sur le profil d’acheteur, pour les marchés ≥ 60 000 € HT faisant l’objet d’une publicité, à compter du 1er avril 2026.

Concrètement : au-dessus de ces seuils, votre DPGF se dépose exclusivement par voie électronique, le plus souvent au format Excel imposé par l’acheteur. La maîtrise de la réponse dématérialisée à partir d’une DPGF Excel devient donc un vrai facteur de compétitivité.

Comment rédiger une DPGF efficace ?

  1. S’appuyer sur le CCTP et les plans : chaque prestation décrite doit se retrouver dans la DPGF.
  2. Structurer la décomposition par postes : une présentation logique, lisible et suffisamment détaillée sans être excessive.
  3. Intégrer l’ensemble des coûts : main-d’œuvre, matériaux, frais indirects, aléas techniques et contraintes de chantier.
  4. Vérifier la cohérence entre DPGF, devis et prix global avant la remise de l’offre.

Cette démarche rejoint les bonnes pratiques d’un chiffrage de chantier rigoureux : plus votre base de prix est fiable, plus votre DPGF est solide.

DPGF, BPU et DQE : comment ces documents s’articulent

Dans les marchés publics, la DPGF ne s’analyse jamais seule. Elle s’inscrit dans le DCE, aux côtés du CCTP (exigences techniques), du bordereau de prix unitaires (BPU) et du DQE (détail quantitatif estimatif) :

  • la DPGF décompose un prix global et forfaitaire ;
  • le BPU applique des prix unitaires à des quantités réelles facturées au fur et à mesure ;
  • le DQE sert à l’acheteur pour comparer les offres sur des quantités estimatives.

La distinction est essentielle : avec une DPGF, vous vous engagez sur un montant ferme ; avec un BPU, sur des tarifs à l’unité. Comprendre cette différence évite les erreurs de réponse les plus coûteuses.

Comment le logiciel WHY facilite la gestion des DPGF

Beaucoup d’entreprises gèrent encore leur DPGF sur Excel, sans lien avec le suivi réel du chantier. Avec un ERP pour PME du BTP comme WHY, vous :

Résultat : moins d’erreurs, plus de visibilité, et un meilleur pilotage financier de vos marchés. Découvrez en vidéo l’import d’une DPGF dans WHY :

Démonstration : l’import d’une DPGF Excel dans WHY Manager.

Questions fréquentes sur la DPGF

Elle est demandée par l’acheteur dans les marchés publics de travaux à prix forfaitaire, selon les pièces du dossier de consultation. Sa présence et son format sont précisés dans le règlement de consultation (DCE).
La DPGF repose sur un prix global et forfaitaire, tandis que le BPU applique des prix unitaires à des quantités réelles facturées au fur et à mesure de l’exécution. La DPGF engage sur un montant ferme, le BPU sur des tarifs à l’unité.
La DPGF détaille le prix forfaitaire de l’offre. Le DQE (détail quantitatif estimatif) sert surtout à l’acheteur pour comparer les offres sur des quantités estimatives ; il n’a pas toujours de valeur contractuelle.
En principe, non : la DPGF n’est pas contractuelle, sauf si le marché le prévoit expressément. C’est le règlement de consultation et l’acte d’engagement qui déterminent sa portée juridique.
On reprend chaque poste du cadre fourni par l’acheteur, on renseigne les quantités et les prix unitaires, puis on contrôle le total. Un logiciel de devis BTP permet d’importer ce cadre et d’éviter les erreurs de recopie.
Le prix est forfaitaire, mais des modifications peuvent intervenir via un avenant si le projet évolue (prestations supplémentaires, sujétions imprévues).
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