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Exemple de facture : le modèle commenté ligne par ligne

Une facture n’est pas un document de mise en forme : c’est une pièce juridique et comptable, et c’est la seule qui déclenche votre paiement. Elle se lit en cinq blocs, et chacun peut faire capoter le règlement s’il est mal rempli — un numéro qui saute, une TVA sans mention d’exonération, un délai de paiement absent. Chez WhySoft Group, éditeur français de logiciels de gestion pour les PME du BTP et de l’industrie, nous voyons surtout ce qui se passe en aval : une facture rejetée revient trois semaines plus tard, et le délai de paiement repart de zéro. Voici l’exemple commenté, les six variantes à connaître, et ce que le 1er septembre 2026 vient de changer pour toutes les entreprises françaises.
En 30 secondes
- Cinq blocs : les identités, le numéro et les dates, le détail des prestations, les totaux HT-TVA-TTC, et les conditions de règlement.
- La numérotation doit être chronologique, continue et sans trou. C’est le point le plus contrôlé, et le plus facile à casser avec un tableur.
- Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA en France doit être en mesure de recevoir une facture électronique.
- Six types de facture à ne pas confondre : classique, acompte, situation, avoir, acquittée et proforma — cette dernière n’étant pas une facture.
1. Une facture conforme, bloc par bloc
Toute facture se compose des mêmes cinq blocs, quel que soit le métier. Les deux premiers identifient les parties et la pièce, le troisième décrit ce qui est facturé, le quatrième calcule, le cinquième dit quand et comment payer. Voici ce que chacun doit contenir, avec ce qui coince le plus souvent.
| Bloc | Ce qu’il contient | L’erreur fréquente |
|---|---|---|
| 1 · L’émetteur | Dénomination sociale, forme juridique et capital, adresse du siège, SIREN ou SIRET, RCS et ville du greffe, numéro de TVA intracommunautaire, assurance décennale et sa couverture géographique pour le bâtiment | Oublier l’assurance décennale sur les travaux de construction |
| 2 · Le client | Nom ou raison sociale, adresse de facturation, adresse de livraison si différente, numéro de TVA du client en cas d’autoliquidation ou de vente intracommunautaire | Une raison sociale approximative, qui bloque le rapprochement chez le client |
| 3 · L’identification | Numéro de facture unique, date d’émission, date de la vente ou de la fin de l’exécution, référence du devis ou du bon de commande | Un numéro attribué manuellement, qui finit par se répéter ou sauter |
| 4 · Le détail et les totaux | Désignation précise de chaque ligne, quantité, unité, prix unitaire HT, remises éventuelles, total HT par taux de TVA, montant de TVA par taux, total TTC | Une ligne « travaux selon devis » sans désignation, qui ne tient pas en cas de litige |
| 5 · Le règlement | Date d’échéance, conditions d’escompte, taux des pénalités de retard, indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 €, coordonnées bancaires | Oublier l’indemnité forfaitaire, pourtant obligatoire entre professionnels |
2. Les mentions obligatoires : ce que dit le texte
Les mentions obligatoires ne relèvent pas du style mais de la loi : code de commerce pour le volet commercial, code général des impôts pour le volet fiscal. Leur absence peut entraîner une amende, et surtout donner à votre client un motif légitime de rejeter la facture — donc de repousser le paiement.
Quelques mentions spécifiques reviennent souvent dans le bâtiment et l’industrie, et leur oubli est coûteux :
- Autoliquidation de la TVA en sous-traitance du bâtiment : la mention doit figurer explicitement, et la facture est établie hors taxes.
- TVA à taux réduit en rénovation de logement : elle suppose une attestation du client, à conserver avec la facture.
- Franchise en base de TVA : mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI » pour les entreprises concernées.
- Retenue de garantie : son montant et ses conditions de restitution doivent apparaître quand elle s’applique.
- Assurance décennale : assureur, numéro de contrat et couverture géographique, pour tous les travaux de construction.
Nous détaillons la liste complète, poste par poste, dans notre guide des mentions obligatoires sur une facture. Le présent article se concentre sur le document lui-même et ses variantes.
3. Six documents que l’on appelle tous « facture »
Toutes n’ont pas la même valeur juridique, et l’une d’elles n’est même pas une facture. Les confondre, c’est risquer un rejet comptable ou une TVA exigible au mauvais moment.
| Type | À quoi il sert | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Facture classique | Constater une vente ou une prestation achevée et en réclamer le paiement | TVA exigible selon le régime applicable à l’opération |
| Facture d’acompte | Encaisser une avance à la commande, avant exécution | Elle est une vraie facture : la TVA sur acompte est due dès l’encaissement pour les prestations de services |
| Facture de situation | Facturer l’avancement d’un chantier, période par période | Chaque situation est cumulative ; l’erreur classique est de refacturer un avancement déjà réglé |
| Facture d’avoir | Annuler ou corriger une facture déjà émise | Elle porte son propre numéro et référence la facture d’origine — on ne supprime jamais une facture |
| Facture acquittée | Attester qu’une facture a été payée | Ce n’est pas un nouveau document mais une mention portée sur la facture d’origine |
| Facture proforma | Donner une estimation formelle avant commande | Ce n’est pas une facture : aucune valeur comptable, aucune TVA, aucun numéro de la série |
Chacune fait l’objet d’un guide détaillé : la facture d’avoir, la facture acquittée et la facture proforma.
4. Numérotation, dates et conservation
La numérotation est le point le plus souvent contrôlé, parce qu’elle prouve qu’aucune facture n’a disparu. Elle doit être chronologique, continue, sans trou et sans doublon. Une série par établissement ou par exercice est admise, à condition que le principe de continuité soit respecté à l’intérieur de chaque série.
Trois dates coexistent sur une facture et ne se confondent pas : la date d’émission, la date de la vente ou de la fin d’exécution — celle qui commande l’exigibilité de la TVA pour les livraisons de biens — et la date d’échéance du règlement. Sur un chantier, l’écart entre les deux premières est fréquent, et c’est lui qui déclenche les questions du comptable en fin d’exercice.
Côté conservation, retenez deux durées : six ans au titre du délai de reprise fiscal, dix ans au titre des obligations comptables. En pratique, c’est dix ans qu’il faut tenir, et sous une forme qui reste lisible et restituable.
5. Ce qui a changé le 1er septembre 2026
Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA en France doit être en mesure de recevoir une facture électronique. L’obligation d’émettre, elle, est entrée en vigueur à la même date pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire ; les PME et les microentreprises l’auront au 1er septembre 2027.
Concrètement, cela veut dire que la facture ne circule plus par e-mail en pièce jointe : elle transite par une plateforme, dans un format structuré que la machine sait lire — Factur-X, qui combine un PDF lisible et un fichier de données, ou l’un des formats XML admis. Un PDF simple envoyé par messagerie ne satisfait plus l’obligation.
Pour une PME, la question n’est donc plus « quel modèle de facture utiliser » mais « par quel canal ma facture part-elle, et sous quel format ». WHY est connecté à toutes les plateformes agréées : votre choix de plateforme reste le vôtre, et il n’engage pas votre logiciel de gestion. Le sujet est traité en détail dans notre guide de la facturation électronique.
6. Les modèles à télécharger
Deux modèles sont directement téléchargeables, en accès libre et sans formulaire. Ils couvrent les deux cas les plus fréquents dans le bâtiment, ceux que les modèles génériques ne traitent jamais correctement : l’acompte à la commande et la facturation d’avancement.
Classeur Excel prêt à l’emploi, avec sa notice d’utilisation. Calcul de l’acompte, imputation sur la facture finale, TVA.
Classeur Excel pour la facturation d’avancement de chantier : cumuls par situation, retenue de garantie, révision de prix.
Ces modèles rendent service tant que le volume reste faible. Le moment où ils ne suffisent plus se repère à trois signaux : deux personnes facturent en parallèle, les situations de chantier se cumulent sur plusieurs mois, ou vous devez émettre au format structuré. À ce stade, le sujet devient celui du logiciel de facturation, pas celui du modèle.
Questions fréquentes
Que doit contenir une facture pour être valable ?
Peut-on faire une facture sur Word ou Excel ?
Comment numéroter ses factures ?
Quelle différence entre une facture et un devis ?
Combien de temps faut-il conserver ses factures ?
Un PDF envoyé par e-mail est-il une facture électronique ?
Que risque-t-on à omettre une mention obligatoire ?
- 01Le bloc « conditions de règlement » est celui qui fait payer : échéance, pénalités, indemnité de 40 €.
- 02La numérotation continue et sans trou est le premier point de contrôle — et le premier que casse un tableur partagé.
- 03Depuis le 1er septembre 2026, savoir recevoir une facture électronique n’est plus une option.
Voyez en 30 minutes comment WHY tient la numérotation, les mentions et la facturation d’avancement — et se connecte à la plateforme de facturation électronique de votre choix.
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