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Calcul des congés payés : le simulateur de jours acquis — et les règles derrière le chiffre

Par Floriane Colas · Publié le 23 août 2026 · 7 min de lecture

Le calcul des jours de congés acquis est l’une des rares règles de paie parfaitement univoques : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, plafonnés à 30 jours, arrondis à l’entier supérieur. Le simulateur ci-dessous l’applique — et le reste de la page explique ce que le simulateur ne fait volontairement pas : l’indemnité en euros, qui dépend de votre assiette de rémunération, et le régime BTP, où c’est la caisse qui calcule.

En 30 secondes

  • Acquisition légale : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif ou assimilé, soit 30 jours (5 semaines) pour une année complète. En jours ouvrés : 2,08 par mois, 25 au total.
  • Arrondi toujours favorable : quand le total n’est pas entier, il est arrondi à l’entier supérieur (art. L. 3141-7) — 7 mois × 2,5 = 17,5 → 18 jours.
  • La période de référence court en principe du 1er juin au 31 mai ; certaines périodes non travaillées comptent comme du travail effectif (congés payés, maternité, accident du travail…).
  • Dans le BTP, ne calculez pas : la caisse CIBTP tient les compteurs et verse l’indemnité — vos certificats de congés font foi, pas une simulation.
Sommaire
  1. Simulateur
  2. La règle
  3. Ouvrables/ouvrés
  4. L’indemnité
  5. Le cas BTP
  6. FAQ

Le simulateur de jours acquis

Simulateur : vos jours de congés acquis

Règle légale de droit commun (art. L. 3141-3) — hors régimes de caisse comme le BTP, où la caisse fait foi.

12 mois

30 jours ouvrables12 mois × 2,5 jours = 30 jours — le plafond légal d’une année complète (5 semaines).Arrondi à l’entier supérieur (art. L. 3141-7). Les jours de fractionnement éventuels s’ajoutent — voir le simulateur dédié.

La règle d’acquisition — 2,5 jours par mois, et ce qui compte comme un mois

Tout salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congé par mois de travail effectif chez le même employeur (art. L. 3141-3 du code du travail), dans la limite de 30 jours ouvrables par période de référence — laquelle court, sauf accord contraire, du 1er juin au 31 mai. Les périodes de 4 semaines de travail valent un mois.

Certaines absences comptent comme du travail effectif pour l’acquisition : les congés payés de l’année précédente, les congés maternité et paternité, les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle, la formation professionnelle. Depuis la loi du 22 avril 2024, la maladie non professionnelle ouvre aussi des droits — à hauteur de 2 jours ouvrables par mois d’arrêt (plafond de 24 jours par an) : un régime particulier, hors du périmètre du simulateur.

Jours ouvrables ou jours ouvrés — deux décomptes, un même droit

Décompte Définition Acquisition Année complète
Jours ouvrables Tous les jours sauf le jour de repos hebdomadaire (dimanche) et les fériés chômés — le samedi compte 2,5 jours / mois 30 jours = 5 semaines
Jours ouvrés Les jours effectivement travaillés dans l’entreprise — typiquement du lundi au vendredi 2,08 jours / mois 25 jours = 5 semaines
Le même droit, deux unités30 jours ouvrables et 25 jours ouvrés représentent exactement les mêmes 5 semaines : seul le mode de décompte change. L’entreprise choisit son unité — mais elle ne peut jamais aboutir à un droit inférieur au légal. Si un calcul en jours ouvrés désavantage le salarié sur un cas particulier (férié, pont), la comparaison avec le décompte ouvrable s’impose.
Trois exemples — arrondi à l’entier supérieur (art. L. 3141-7) :
7 mois × 2,5 = 17,5 → 18 jours ouvrables
5 mois × 2,5 = 12,5 → 13 jours ouvrables
9 mois × 2,08 = 18,75 → 19 jours ouvrés

L’indemnité de congés — pourquoi ce simulateur ne la calcule pas

L’indemnité de congés payés se calcule selon deux méthodes, et c’est toujours la plus favorable qui s’applique (art. L. 3141-24) : le dixième de la rémunération brute totale de la période de référence, ou le maintien du salaire pendant le congé.

Un simulateur honnête ne peut pas trancher à votre place : l’assiette du dixième dépend des éléments de rémunération à inclure ou exclure — heures supplémentaires, primes liées au travail, avantages en nature entrent ; les primes qui rémunèrent l’année entière (13e mois, vacances) restent dehors — et la comparaison avec le maintien dépend de votre salaire au moment du départ. Deux bulletins identiques en apparence donnent deux résultats différents. C’est un calcul de paie, pas de calculette : la règle est expliquée ici, le chiffre exact appartient à votre gestionnaire de paie — ou à votre logiciel.

Le cas BTP — la caisse calcule, vos certificats font foi

Dans le bâtiment et les travaux publics, l’indemnisation des congés ne passe pas par l’employeur mais par la caisse CIBTP, alimentée par les cotisations de l’entreprise. La caisse tient les compteurs de chaque salarié — y compris d’un employeur à l’autre —, applique le calendrier décalé du BTP et verse l’indemnité majorée de la prime de vacances de 30 %.

Autrement dit : si vous êtes dans le BTP, ne simulez pas — consultez votre espace CIBTP ou vos certificats de congés. Le fonctionnement complet (affiliation, calendrier, prime de 30 %, jours d’ancienneté) est détaillé dans le guide de référence : Congés payés BTP : la caisse, le calendrier décalé, la prime de 30 %.

Chez WHY : les compteurs à jour sans tableur parallèleLes demandes de congés, les absences et les temps se suivent dans WHY Time® et WHY Mobile® : chaque absence est posée, validée et imputée — et les éléments partent vers la paie sans ressaisie. Le compteur que consulte le salarié est le même que celui du bureau : une seule vérité, à jour.
Ce que nous en pensonsUn simulateur n’est utile que s’il est juste à tous les coups — c’est pourquoi celui-ci s’arrête volontairement là où la règle universelle s’arrête : les jours acquis. Dès qu’on touche aux euros, le résultat dépend de votre convention, de vos primes, de votre historique de paie — et un chiffre faux fait plus de dégâts qu’une absence de chiffre. Les jours, c’est la loi ; les euros, c’est votre paie.

Questions fréquentes

Combien de jours de congés acquiert-on par mois ?
2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif ou assimilé (soit 2,08 jours ouvrés), dans la limite de 30 jours ouvrables — 25 ouvrés — par période de référence.
Comment s’arrondit le nombre de jours acquis ?
À l’entier supérieur (art. L. 3141-7) : 17,5 jours calculés donnent droit à 18 jours. L’arrondi se fait sur le total de la période, pas mois par mois.
Quelle est la période de référence des congés payés ?
Du 1er juin au 31 mai, sauf accord d’entreprise ou de branche fixant d’autres dates (souvent l’année civile). Dans le BTP, la période 1er avril–31 mars s’applique via la caisse.
Les arrêts maladie comptent-ils pour l’acquisition ?
L’accident du travail et la maladie professionnelle comptent comme du travail effectif. Depuis la loi du 22 avril 2024, la maladie non professionnelle ouvre aussi des droits, au rythme réduit de 2 jours ouvrables par mois d’absence (plafond 24 jours par an).
Quelle différence entre jours ouvrables et jours ouvrés ?
Les jours ouvrables incluent le samedi (tous les jours sauf dimanche et fériés chômés) ; les jours ouvrés sont les jours réellement travaillés, typiquement lundi-vendredi. 30 ouvrables = 25 ouvrés = 5 semaines : le droit est identique.
Comment se calcule l’indemnité de congés payés ?
Par comparaison de deux méthodes — le dixième de la rémunération brute de la période de référence, ou le maintien de salaire — en retenant la plus favorable. Le résultat dépend de l’assiette exacte : c’est un calcul de paie, propre à chaque situation.
Comment calculer ses congés payés dans le BTP ?
On ne les calcule pas soi-même : la caisse CIBTP tient les compteurs, applique le calendrier décalé et verse l’indemnité avec la prime de vacances de 30 %. Les certificats de congés et l’espace en ligne de la caisse font foi.

Sources et références

  1. Code du travail, art. L. 3141-3 (2,5 jours ouvrables par mois, plafond de 30 jours), L. 3141-4 et L. 3141-5 (travail effectif et périodes assimilées), L. 3141-7 (arrondi à l’entier supérieur), L. 3141-24 (indemnité : dixième ou maintien, règle du plus favorable).
  2. Loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (art. 37) : acquisition de congés pendant la maladie non professionnelle — 2 jours ouvrables par mois, plafond de 24 jours par an.
  3. service-public.fr et code.travail.gouv.fr — fiches congés payés : période de référence, décompte ouvrables/ouvrés, comparaison des méthodes d’indemnisation.
  4. CIBTP France — régime des congés payés du bâtiment et des travaux publics : caisse, certificats, prime de vacances.
À retenirTrois points à garder en tête
  1. 012,5 jours ouvrables par mois travaillé, plafond 30, arrondi à l’entier supérieur : la règle des jours acquis est universelle — c’est elle, et elle seule, que le simulateur applique.
  2. 02L’indemnité en euros n’est pas simulable proprement : dixième contre maintien, assiette variable selon les primes — le chiffre juste sort de la paie, pas d’une calculette.
  3. 03Dans le BTP, la caisse CIBTP fait foi : compteurs, calendrier décalé et prime de 30 % sont gérés par la caisse — consultez vos certificats plutôt qu’un simulateur.
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Nathan Dubois

Gérant de WhySoft Group, éditeur français de logiciels de gestion pour les PME du BTP, de l'industrie et des services. Une conviction depuis 30 ans : un logiciel doit appartenir à ceux qui l'utilisent — et rester simple à vivre au quotidien.