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Taxe CETIM : taux 2026, redevables, déclaration — et comment récupérer votre contribution

Par Marie Havet · Mis à jour le 7 septembre 2026 · 9 min de lecture

v2.1Correctif — 7 septembre 2026 · export et intra-UE réintégrés dans l’assiette (art. L. 471-22, 2°), exonération moins de 11 salariés, minoration 40 %, seuil 40 €
Historique des mises à jour

v2.1 (07/09/2026) : correctif à la suite d’un signalement du COREM — les exportations et livraisons intra-UE sont dans le champ de la taxe (fait générateur « expédition hors du territoire de taxation », art. L. 471-22, 2°) ; ajout de l’exonération des entreprises de moins de onze salariés (L. 471-45), de la minoration de 40 % (L. 471-44), du seuil de 40 € par semestre (L. 471-53), de la périodicité semestrielle (D. 471-102) et du périmètre des redevables (L. 471-23) · v2.0 (22/08/2026) : refonte intégrale — recodification CIBS (art. L. 471-1 s.), terminologie corrigée (la « taxe parafiscale » n’existe plus depuis 2004), circuit déclaratif COREM (national) / DGDDI (import), annonce de la nouvelle rédaction au 1er janvier 2027 · v1.x (2025) : version initiale.

Si vous fabriquez en France des produits mécaniques — chaudronnerie, usinage, machines, structures métalliques —, une ligne discrète pèse sur chacune de vos factures : la taxe CETIM, 0,09 % du chiffre d’affaires taxable. Beaucoup la subissent sans savoir exactement qui la doit, sur quelle assiette, ni que sa contrepartie — les services du Centre technique des industries mécaniques — leur est ouverte. Et la plupart des contenus en ligne, y compris l’ancienne version de cette page, la décrivent encore avec un vocabulaire et un circuit périmés. Voici l’état du droit réel en 2026 : ce qu’elle est, qui la doit, comment la calculer, la facturer, la déclarer — et comment en récupérer la valeur.

En 30 secondes

  • « Taxe parafiscale » est un terme périmé : la catégorie a disparu en 2004 (LOLF). La taxe CETIM est aujourd’hui une taxe fiscale affectée, codifiée depuis le 1er janvier 2022 aux articles L. 471-1 et suivants du Code des impositions sur les biens et services (CIBS), parmi les taxes sur les produits de l’industrie et de l’artisanat.
  • Le taux est de 0,09 % du chiffre d’affaires hors taxes des produits mécaniques taxables fabriqués en France — qu’ils soient vendus en France ou expédiés à l’export ou vers l’UE (art. L. 471-22 du CIBS) — et, depuis la loi de finances pour 2021, des importations en provenance de pays hors Union européenne, au même taux. Les entreprises de moins de onze salariés sont exonérées, hors importations.
  • Deux circuits de recouvrement : pour la production française (ventes en France comme expéditions hors de France), déclaration semestrielle au COREM (Cerfa n°10665) ; à l’importation, perçue par la douane (DGDDI) sur la déclaration en douane.
  • La contrepartie existe : le produit finance le CETIM et les centres associés — essais, expertises, veille, R&D collective — dont les services sont accessibles aux entreprises cotisantes.
Sommaire du guide
  1. Définition
  2. Redevables et assiette
  3. Taux et calcul
  4. Déclaration
  5. Contreparties
  6. FAQ
0,09 %du CA HT des produits mécaniques taxables fabriqués en France — vendus en France ou expédiés hors de Francemême taux à l’import hors UE depuis 2021
2022bascule dans le CIBS : art. L. 471-1 et suivants, taxes sur les produits de l’industrie et de l’artisanatordonnance n°2021-1843 du 22/12/2021
2 circuitsCOREM pour la production française, vendue ou expédiée (Cerfa 10665) ; douane pour les importations hors UEne pas les confondre
01/01/2027nouvelle rédaction des textes à venir (ordonnance n°2025-1247 du 17 décembre 2025)à surveiller pour vos paramétrages

Ce qu’est vraiment la taxe CETIM — et pourquoi « parafiscale » est un abus de langage

La taxe CETIM est une taxe fiscale affectée sur les produits de l’industrie mécanique : prélevée sur les produits mécaniques fabriqués en France — vendus en France ou expédiés hors de France — et sur leurs importations hors UE, son produit ne va pas au budget général de l’État mais directement au Centre technique des industries mécaniques, pour financer la recherche collective, les essais et l’appui technique de la filière.

Un point de vocabulaire d’abord, parce qu’il conditionne tout ce que vous lirez ailleurs : la catégorie juridique des « taxes parafiscales » a été supprimée par la loi organique relative aux lois de finances (LOLF), avec effet en 2004. L’expression « taxe parafiscale CETIM », encore massivement employée — y compris dans des documents comptables —, désigne donc en réalité une taxe fiscale affectée, instaurée par l’article 71 de la loi de finances rectificative pour 2003, puis recodifiée au 1er janvier 2022 dans le Code des impositions sur les biens et services (CIBS), articles L. 471-1 et suivants, au sein des « taxes sur les produits de l’industrie et de l’artisanat ». La liste précise des produits taxables figure à l’article A. 471-96 du même code.

À quoi sert-elle ? Le produit est affecté au CETIM pour ses missions d’intérêt général (article L. 521-2 du Code de la recherche) : recherche et développement collectifs, essais et moyens d’expertise mutualisés, normalisation, veille technologique, diffusion vers les PME. Les entreprises du décolletage relèvent du centre associé CETIM-CTDEC ; la collecte de la taxe due par les fabricants (hors importations, qui relèvent de la douane) est assurée par le COREM, le Comité de coordination des centres de recherche en mécanique.

Ce qui change au 1er janvier 2027Les dispositions du CIBS relatives aux taxes sur les produits de l’industrie et de l’artisanat font l’objet d’une nouvelle rédaction issue de l’ordonnance n°2025-1247 du 17 décembre 2025 (modifiée par l’ordonnance n°2026-671 du 27 juillet 2026), applicable au 1er janvier 2027. Le principe de la taxe demeure ; la numérotation et certaines modalités évoluent. Si votre logiciel de gestion mentionne les références légales sur vos documents, prévoyez la mise à jour.

Qui est redevable — et sur quelle assiette

Sont redevables les personnes qui participent à la fabrication en France de produits mécaniques taxables — fabricants, mais aussi donneurs d’ordre qui fournissent les matières, prescrivent les plans ou spécifications, ou apposent leur marque (art. L. 471-23 du CIBS) — dès que ces produits sont utilisés à des fins économiques en France ou expédiés hors de France, ainsi que les importateurs de ces produits en provenance de pays tiers à l’UE. Le critère n’est pas le code NAF : c’est le produit, au regard de la nomenclature de l’article A. 471-96 du CIBS. Une seule condition de taille existe : les entreprises de moins de onze salariés sont exonérées pour leurs opérations autres que les importations (art. L. 471-45).

En pratique, les secteurs concernés recoupent largement les activités suivantes — les codes NAF ci-dessous sont des repères utiles, pas le critère juridique :

  • Fabrication de produits métalliques (division 25, hors armes 25.4) : chaudronnerie, tôlerie, structures et menuiseries métalliques, traitement et revêtement des métaux, usinage, visserie.
  • Fabrication de machines et équipements (division 28) : machines d’usage général ou spécialisé, pompes, compresseurs, organes mécaniques de transmission.
  • Fonderie (24.5) pour certains produits, réparation et installation de machines (division 33), et le décolletage, rattaché au CETIM-CTDEC.

L’assiette est le chiffre d’affaires hors taxes des seuls produits taxables que vous fabriquez — pas la totalité de votre chiffre d’affaires, mais bien toute votre production, quelle que soit sa destination. L’article L. 471-22 du CIBS retient en effet deux faits générateurs pour le fabricant : l’utilisation du bien à des fins économiques sur le territoire de taxation (1°) et « l’expédition en dehors du territoire de taxation d’un bien taxable qui n’y a pas fait l’objet d’une utilisation à des fins économiques » (2°). Autrement dit, les exportations et les livraisons vers d’autres États de l’UE supportent la taxe exactement comme les ventes en France — la notice du Cerfa n°10665 n’ouvre d’ailleurs aucune déduction liée à la destination des biens. Ce qui sort de l’assiette, ce sont les activités et produits hors champ, le négoce de produits que vous n’avez pas fabriqués, les ports et emballages facturés en produits, les copeaux et chutes : une entreprise à activité mixte ne taxe que la part fabrication de produits visés. Complètent le dispositif : la mise en location d’un bien que vous avez fabriqué et certaines prestations (réparation, montage, installation, traitements conférant des propriétés mécaniques) sont aussi des faits générateurs (art. L. 471-28 et L. 471-29) ; depuis le 1er juillet 2025, l’incorporation d’un bien mécanique acheté dans un bien qui n’en relève pas en est un également (art. L. 471-29-1). À l’inverse, depuis la loi de finances pour 2021, l’importation de produits mécaniques depuis un pays hors UE est taxée au même taux, pour rétablir l’égalité de traitement avec la production française ; la taxe est alors due par le destinataire réel des biens (solidairement avec le déclarant en douane en représentation indirecte). Les acquisitions intracommunautaires, elles, ne sont pas taxées.

VOTRE VENTE EST-ELLE TAXÉE ? LE LOGIGRAMMELe produit figure-t-il dans la nomenclaturemécanique (art. A. 471-96 du CIBS) ?NON →Hors champ : négoce pur,prestations, produits non visésLe bien est-il fabriqué en France (quelle quesoit sa destination) ou importé d’un pays tiers ?Export / livraison intra-UETAXÉ à 0,09 % · expédition =fait générateur (L. 471-22, 2°)Vente en FranceTAXÉE à 0,09 % · déclarationau COREM (Cerfa 10665)Import hors UETAXÉ à 0,09 % · perçu par ladouane à l’importationLe critère est le PRODUIT (nomenclature), pas le code NAF — les NAF 24.5, 25, 28 et 33 sont des repères, pas la règle.Assiette = CA HT des produits taxables fabriqués en France, vendus en France OU expédiés hors de France (+ valeur des imports hors UE)Activité mixte : seule la part « produits taxables fabriqués » entre dans l’assiette · Moins de 11 salariés : exonération (hors importations).

Taux, calcul — et la question que tout le monde pose : peut-on la répercuter sur le devis ?

Le taux applicable aux produits de la mécanique est de 0,09 % du montant hors taxes des ventes taxables. Les entreprises du décolletage relèvent d’une contribution propre au bénéfice du CETIM-CTDEC, dont le taux figure sur le formulaire déclaratif en vigueur.

Exemple — chaudronnerie de 25 salariés réalisant 1 200 000 € de CA HT annuel : 700 000 € de produits mécaniques taxables vendus en France, 200 000 € des mêmes produits livrés en Allemagne, 300 000 € de négoce et de prestations hors champ.
assiette = 700 000 + 200 000 = 900 000 € (le négoce sort ; l’export et l’intra-UE restent)
taxe due = 900 000 × 0,09 % = 810 €
Variante métallurgie : si les produits métallurgiques consommés dépassent la moitié de la valeur des produits, l’assiette est ramenée à 60 % (art. L. 471-44) → 540 000 × 0,09 % = 486 €
Même entreprise avec 9 salariés : 0 € sur ses ventes et expéditions (art. L. 471-45) — la taxe reste due sur ses seules importations.

Côté facturation, la pratique courante du secteur consiste à faire apparaître la taxe en pied de devis et de facture, sur la part des produits concernés — une ligne « taxe CETIM 0,09 % » calculée sur le montant HT taxable, elle-même intégrée à la base soumise à TVA. C’est transparent pour le client, traçable pour vous, et cela évite que la taxe ne devienne une érosion silencieuse de marge. Encore faut-il que votre outil de gestion sache distinguer, ligne à ligne, ce qui est taxable de ce qui ne l’est pas — c’est exactement le rôle d’un flag « produit taxable CETIM » porté par l’article dans votre ERP industriel.

Dans cette vidéo, voici comment la taxe s’applique en un clic sur un devis dans WHY Manager® — la ligne se calcule seule sur les articles flagués, et la base déclarative se reconstitue sans retraitement :

Déclarer et payer : deux circuits, un seul réflexe

Pour la production française — vendue en France ou expédiée hors de France —, la taxe se déclare auprès du COREM via le formulaire Cerfa n°10665 ; à l’importation, elle est perçue par la douane (DGDDI) sur la base de la déclaration en douane. Deux circuits distincts — les confondre est l’erreur la plus fréquente des articles qui trainent en ligne.

Situation Auprès de qui Comment
Ventes de produits taxables en France COREM (Comité de coordination des centres de recherche en mécanique), pour le compte du CETIM / CETIM-CTDEC Déclaration semestrielle Cerfa n°10665, par télédéclaration sur corem.fr (art. D. 471-102), au plus tard le 25 janvier et le 25 juillet, avec paiement par virement ou prélèvement (art. D. 471-103). L’exigibilité intervient à la facturation (art. L. 471-47). En dessous de 40 € par semestre, la taxe n’est pas mise en recouvrement (art. L. 471-53) — mais la déclaration reste due.
Importation de produits taxables depuis un pays hors UE DGDDI (douane) Taxe liquidée avec la déclaration en douane, sur la valeur des biens ; nomenclature douanière à l’annexe 13 de la circulaire du 28 décembre 2023. Due par le destinataire réel, solidairement avec le représentant en douane indirect.
Exportations et livraisons intra-UE de produits fabriqués en France COREM, avec les ventes en France Dans le champ : l’expédition hors du territoire de taxation est un fait générateur à part entière (art. L. 471-22, 2°). Ces flux entrent dans le chiffre d’affaires déclaré sur le Cerfa n°10665 — la notice ne prévoit aucune déduction liée à la destination des biens.

Conservez vos justificatifs (déclarations, bases de calcul, preuves d’exportation) selon les délais habituels de conservation des documents fiscaux et comptables : en cas de contrôle, c’est la cohérence entre votre comptabilité, vos factures et vos déclarations qui sera examinée — raison de plus pour que la base déclarative sorte de votre facturation, pas d’un tableur reconstitué a posteriori.

Croire que l’export et l’intra-UE sont hors champC’est l’erreur la plus répandue — la précédente version de cette page la commettait, et c’est le COREM qui nous l’a signalée. L’expédition hors du territoire de taxation d’un bien que vous avez fabriqué est un fait générateur à part entière (art. L. 471-22, 2°) : vos ventes à l’export et intra-UE entrent dans l’assiette déclarée au COREM. Les sortir de la base, c’est s’exposer à un redressement. Le découpage France / UE / export reste indispensable dans votre facturation — pour la TVA, pas pour la taxe CETIM.
Oublier l’import hors UE depuis 2021Beaucoup d’entreprises qui importent des composants mécaniques de pays tiers ignorent que la taxe s’applique aussi à l’importation depuis la loi de finances pour 2021. Elle est perçue en douane — vérifiez vos décomptes d’importation et le paramétrage de votre représentant en douane.
Asseoir la taxe sur tout le chiffre d’affairesSeuls les produits de la nomenclature mécanique que vous fabriquez entrent dans l’assiette — quelle que soit leur destination. Une entreprise mixte qui taxe l’intégralité de son CA — négoce de produits achetés-revendus, prestations hors champ, SAV, ports et emballages compris — paie de la taxe indûment, année après année. À l’inverse, oublier la minoration de 40 % quand les produits métallurgiques pèsent plus de la moitié de la valeur (art. L. 471-44) revient à surpayer de deux tiers.
Ignorer l’exonération des entreprises de moins de onze salariésPour les biens des industries mécaniques, les opérations autres que les importations réalisées par une entreprise de moins de onze salariés sont exonérées (art. L. 471-45, effectif décompté selon l’art. L. 130-1 du Code de la sécurité sociale). Une petite chaudronnerie qui facture la taxe à ses clients et la reverse au COREM paie donc à tort — et la déclaration, elle, reste à retourner même à zéro.
Copier des contenus périmés« Taxe parafiscale », références à la seule loi de 2003, circuits déclaratifs approximatifs : les contenus non mis à jour depuis la recodification de 2022 pullulent. La référence en vigueur est le CIBS (art. L. 471-1 s.) — et elle change encore au 1er janvier 2027.

La contrepartie : récupérer votre contribution en services

La taxe n’est pas un prélèvement à fonds perdus : elle finance des moyens mutualisés auxquels les entreprises cotisantes ont accès. Une PME qui paie quelques centaines d’euros par an et n’utilise jamais le CETIM finance les essais de ses concurrents.

  • Appui technique : diagnostics, aide à la conception, optimisation de procédés, résolution de problèmes matériaux, fatigue, étanchéité, soudage — avec des moyens d’essai qu’aucune PME ne peut financer seule.
  • R&D collective et veille : projets menés pour la profession, résultats diffusés aux cotisants, veille technologique et normative — le CETIM siège dans les instances de normalisation qui écrivent les règles de vos marchés de demain.
  • Formation et documentation : webinaires, guides techniques et outils métiers, souvent gratuits ou à tarif préférentiel pour les entreprises redevables.

Le réflexe utile : identifiez un besoin technique précis (un procédé à fiabiliser, un choix matériau, une exigence client à qualifier), puis contactez la délégation régionale du CETIM avec ce besoin — pas l’inverse. C’est la différence entre subir une ligne de charges et activer un centre technique que vous financez déjà.

Ce que nous en pensonsLa taxe CETIM est minuscule en taux et pénible en gestion — exactement le profil de l’obligation qu’on traite mal. Notre conviction, après vingt ans auprès des PME industrielles : cette taxe ne doit exister nulle part ailleurs que dans le paramétrage de vos articles. Le produit taxable est flagué une fois ; la ligne se calcule seule sur chaque devis et chaque facture ; la base déclarative France / UE / export sort en un clic à chaque échéance. Le jour où la taxe vit dans l’outil et non dans un tableur de fin de période, elle cesse d’être un risque — et il ne reste qu’à aller chercher la contrepartie chez le CETIM.

Glossaire

Taxe fiscale affectée
Imposition dont le produit est attribué à un organisme déterminé (ici le CETIM) et non au budget général de l’État ; catégorie qui a succédé aux taxes parafiscales, supprimées par la LOLF.
CIBS
Code des impositions sur les biens et services, où la taxe est codifiée depuis le 1er janvier 2022 (art. L. 471-1 s. ; nomenclature des produits à l’art. A. 471-96).
COREM
Comité de coordination des centres de recherche en mécanique : organisme auprès duquel la taxe est déclarée et payée chaque semestre pour la production française — ventes en France et expéditions hors de France (Cerfa n°10665).
Fait générateur / exigibilité
Pour le fabricant, deux faits générateurs : l’utilisation du bien à des fins économiques sur le territoire de taxation et l’expédition du bien hors de ce territoire (art. L. 471-22, 1° et 2°). La taxe devient exigible à la facturation (art. L. 471-47) ; à l’importation, elle est due lors du dédouanement.
CETIM-CTDEC
Centre technique associé dédié au décolletage, bénéficiaire d’une contribution propre des entreprises de ce secteur.

Questions fréquentes

La taxe CETIM est-elle toujours une « taxe parafiscale » ?
Non. Les taxes parafiscales ont été supprimées par la LOLF avec effet en 2004. La taxe CETIM est une taxe fiscale affectée, codifiée depuis 2022 aux articles L. 471-1 et suivants du Code des impositions sur les biens et services. Le terme « parafiscale » survit dans l’usage, mais il est juridiquement périmé.
Quel est le taux de la taxe CETIM en 2026 ?
0,09 % du chiffre d’affaires hors taxes des produits mécaniques taxables fabriqués en France, vendus en France ou expédiés hors de France — et le même taux s’applique à la valeur des produits importés de pays hors UE. Le décolletage relève d’une contribution propre (CETIM-CTDEC) dont le taux figure sur le formulaire déclaratif.
Qui doit payer la taxe CETIM ?
Les entreprises qui fabriquent en France — ou font fabriquer sous leurs matières, leurs plans ou leur marque (art. L. 471-23) — des produits figurant dans la nomenclature mécanique du CIBS (art. A. 471-96), qu’elles les vendent en France ou les expédient hors de France, ainsi que les importateurs de ces produits depuis des pays hors UE. Le critère est le produit, pas le code NAF — les divisions 24.5, 25, 28 et 33 sont de simples repères. Seule exception de taille : les entreprises de moins de onze salariés sont exonérées pour leurs opérations autres que les importations (art. L. 471-45).
Les exportations sont-elles taxées ?
Oui. Pour un fabricant établi en France, l’expédition d’un bien taxable en dehors du territoire de taxation est un fait générateur à part entière (art. L. 471-22, 2° du CIBS), au même titre que l’utilisation du bien à des fins économiques en France (1°). Exportations et livraisons intra-UE entrent donc dans le chiffre d’affaires déclaré au COREM — la notice du Cerfa n°10665 ne prévoit aucune déduction liée à la destination des biens. Ce qui échappe à la taxe : les acquisitions intracommunautaires et le négoce de produits que l’entreprise n’a pas fabriqués.
Comment déclarer et payer la taxe CETIM ?
Pour les ventes en France : déclaration Cerfa n°10665 auprès du COREM, chaque semestre et par télédéclaration, au plus tard le 25 janvier et le 25 juillet, avec le paiement par virement ou prélèvement ; en dessous de 40 € par semestre, la taxe n’est pas mise en recouvrement mais la déclaration reste due. Pour les importations hors UE : la taxe est perçue par la douane avec la déclaration d’importation.
La taxe s’applique-t-elle aux importations ?
Oui, depuis la loi de finances pour 2021 : les produits mécaniques importés de pays tiers à l’UE supportent la taxe au même taux que la production française (0,09 %), perçue par la DGDDI au dédouanement. Les acquisitions intracommunautaires, elles, ne sont pas taxées.
Peut-on répercuter la taxe sur ses devis et factures ?
C’est la pratique courante du secteur : une ligne dédiée calculée sur la part taxable du document, intégrée à la base soumise à TVA. Cela suppose de distinguer article par article ce qui est taxable — d’où l’intérêt de porter ce flag dans le fichier articles de votre logiciel de gestion plutôt que de le recalculer à la main.
Une petite entreprise de mécanique doit-elle payer la taxe CETIM ?
Pas sur ses ventes ni ses expéditions : pour les biens des industries mécaniques, les opérations autres que les importations réalisées par une entreprise de moins de onze salariés sont exonérées (art. L. 471-45 du CIBS, effectif décompté selon l’art. L. 130-1 du Code de la sécurité sociale). La taxe reste due sur ses importations de produits taxables depuis un pays hors UE, et la déclaration semestrielle doit être retournée au COREM même lorsque le montant est nul.

Sources de ce guide

  1. Code des impositions sur les biens et services, art. L. 471-1 et suivants ; nomenclature des produits à l’art. A. 471-96 — Légifrance (ordonnance n°2021-1843 du 22 décembre 2021 ; nouvelle rédaction au 01/01/2027 par ordonnance n°2025-1247 du 17 décembre 2025 modifiée).
  2. Douane (DGDDI), « Importer des produits de la mécanique et décolletage » et circulaire du 28 décembre 2023 relative aux taxes sur les produits de l’industrie et de l’artisanat perçues à l’importation (annexe 13).
  3. Entreprendre.service-public.gouv.fr, « Taxe affectée au Centre technique des industries mécaniques » (fiche vérifiée le 7 août 2026) et formulaire Cerfa n°10665, notice n°50313#19 (1er semestre 2026) reproduisant les art. L. 471-22, L. 471-23, L. 471-39, L. 471-44, L. 471-45, L. 471-47 et L. 471-53 du CIBS.
  4. COREM, Guide pratique de la taxe : assiette constituée du chiffre d’affaires HT des ventes, exportations, mises en location et prestations au sens des art. L. 471-22 et L. 471-28 du CIBS. Signalement du COREM du 7 septembre 2026 à l’origine du correctif v2.1.
  5. Fédération des industries mécaniques (FIM) : extension de la taxe aux importations hors UE au taux national de 0,09 % (loi de finances pour 2021) ; cetim.fr pour l’offre de services.
À retenirTrois points à garder en tête
  1. 01La « taxe parafiscale » n’existe plus : c’est une taxe fiscale affectée du CIBS (art. L. 471-1 s.), à 0,09 % des produits mécaniques taxables fabriqués en France — vendus en France ou expédiés hors de France — et des imports hors UE.
  2. 02Deux circuits : COREM (Cerfa 10665) pour la production française, douane à l’importation — une assiette limitée aux produits taxables fabriqués, export et intra-UE inclus (art. L. 471-22, 2°), et une exonération sous onze salariés.
  3. 03La taxe se gère dans le fichier articles — flag taxable, ligne automatique sur devis/factures, base déclarative en un clic — et sa contrepartie se récupère auprès du CETIM que vous financez déjà.
La taxe CETIM paramétrée une fois, appliquée partout

Articles flagués taxables, ligne CETIM automatique sur devis et factures, découpage France / UE / export natif et base déclarative extraite en un clic : venez avec votre fichier articles, on vous montre le paramétrage complet dans WHY Manager® Industrie. 30 minutes, avec un spécialiste de votre métier.

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Marie HAVET

Chez WhySoft Group depuis 2004, Marie est la référente facturation électronique de l'équipe : Pennylane, Zeendoc et toute la gamme WHY n'ont pas de secret pour elle. Formée aux mathématiques, elle aime les processus carrés… expliqués simplement.