Jour 22 août 2026
Déposer une facture sur Chorus Pro : le mode d’emploi complet
Déposer une facture sur Chorus Pro prend trois minutes quand tout est prêt — et trois semaines quand il manque un code service. Le mode d'emploi complet : créer et structurer le compte (gestionnaire principal, espaces), réunir les trois identifiants dès la notification du marché (SIRET de l'entité, code service, numéro d'engagement), choisir le bon cadre de facturation (fournisseur, projet de décompte de travaux, sous-traitant en paiement direct, cotraitant), déposer par portail, API ou EDI — et surtout lire les statuts : rejetée, à recycler, suspendue, avec la réaction adaptée à chacun.
Temps de travail : durée légale, temps effectif, amplitude et pauses
Quatre notions que le quotidien confond : le temps de travail effectif (L3121-1 — le seul qui se paie et se plafonne), la durée légale de 35 h (un seuil, pas un plafond), les durées maximales (10 h/jour, 48 h/semaine, 44 h en moyenne) et l'amplitude (13 h max, pauses comprises). Ce guide pose chaque règle avec son article du Code du travail, décortique une journée type (amplitude légale mais temps effectif illégal), traite les pauses et les cas frontières du terrain — trajet dépôt-chantier, habillage, astreinte — et montre comment rendre le tout vérifiable par le décompte.
Pointeuse, badgeuse : choisir son système de pointage des heures
Pointeuse ou badgeuse : le marché mélange les deux mots, la loi n'impose pas l'appareil mais le décompte (quotidien + hebdomadaire hors horaire collectif, relevés opposables en cas de litige, système « objectif, fiable et accessible » exigé par la CJUE). Ce guide compare les 5 systèmes — feuille de pointage, pointeuse à cartes, badgeuse RFID, biométrie (en pratique exclue pour les horaires par la CNIL), application mobile —, cadre la géolocalisation, traite le cas des chantiers et de l'atelier, et pose les 5 critères de choix — à commencer par la vraie question : où vont les heures pointées ?
BFR : le besoin en fonds de roulement expliqué, calculé et réduit
Le BFR (besoin en fonds de roulement) est l'argent que l'entreprise avance en permanence pour faire tourner son cycle : stocks + créances clients − dettes fournisseurs. Ce guide pose la formule avec un exemple complet (140 000 €, soit 43 jours de CA), la lecture FR − BFR = trésorerie nette, le paradoxe de l'entreprise rentable qui manque de cash, le BFR structurellement lourd du BTP (retenue de garantie, travaux en cours) et les trois moteurs pour le réduire — à commencer par le DSO.
DSO : définition, calcul et les 5 leviers pour encaisser plus vite
Le DSO (Days Sales Outstanding, délai moyen d'encaissement) mesure le nombre de jours entre la facture et l'argent sur le compte : formule en TTC, calcul complet (150 000 € d'encours ÷ 1,2 M€ de CA × 365 ≈ 46 jours), coût chiffré d'un jour de DSO, délais légaux du Code de commerce (30/60 jours, pénalités, indemnité de 40 €), les raisons structurelles du DSO gonflé dans le BTP (situations, retenue de garantie) et les 5 leviers pour le réduire — à commencer par facturer vite et juste.
Marge brute, taux de marge, taux de marque : les calculs qui font vos prix
La marge brute et ses deux taux que tout le monde confond : le taux de marge (rapporté au coût d'achat) et le taux de marque (rapporté au prix de vente) — 66,7 % contre 40 % sur la même vente. Ce guide pose les formules, une table de correspondance, le coefficient multiplicateur (1 ÷ (1 − marque)), l'erreur qui fait vendre trop bas toute l'année, et le pilotage de la marge par affaire dans le BTP : du déboursé sec au bilan d'affaire.
Valorisation des stocks : CUMP, FIFO (PEPS) — les méthodes et les calculs
Deux méthodes de valorisation des stocks sont admises en France : le CUMP (coût unitaire moyen pondéré) et le FIFO/PEPS (premier entré, premier sorti) — le LIFO, lui, n'est admis ni comptablement ni fiscalement. Ce guide pose les deux formules, traite le même exemple chiffré par chaque méthode (l'écart se lit entre marge et bilan), compare leurs effets en période de hausse des prix, et couvre la pratique : lien avec l'inventaire, dépréciation, sorties vers chantier et automatisation par le logiciel.
Intégrateur ERP : son rôle, les deux modèles du marché, et qui répond en année 2
L'intégrateur ERP transforme un logiciel en outil de travail : cadrage, paramétrage, reprise des données, formation, démarrage accompagné. Ce guide compare les deux modèles du marché — éditeur + intégrateur tiers contre éditeur-intégrateur — sur la seule question qui compte : qui répond en année 2. Avec les cinq contrôles pour évaluer un intégrateur (ou un consultant ERP), les livrables à exiger par phase, et les règles d'une comparaison de devis honnête.
ERP français : pourquoi l’origine du logiciel compte vraiment
Choisir un ERP français n'est pas un réflexe cocardier : c'est un choix de conformité (facturation électronique par plateformes agréées, mention TVA certifiée, autoliquidation, DSN), de proximité d'assistance et de droit du contrat. Ce guide détaille les trois garanties concrètes de l'origine française, la question de la souveraineté des données — et la méthode en quatre couches pour vérifier qu'un éditeur est vraiment français : la société, le code, l'hébergement, le support.
ERP open source et gratuit : ce que la licence à 0 € coûte vraiment
La licence open source est gratuite — pas le projet. Intégration, paramétrage, reprise de données, formation et maintenance demeurent, assumés en interne ou facturés par un intégrateur. Ce guide sépare gratuit et libre, explique le modèle open core (Odoo, Dolibarr cités factuellement), identifie les profils pour qui le libre est un bon choix, et pose les sept questions à trancher avant de décider — dont la seule qui compte : qui répond en année 2.
ERP cloud : avantages, limites et les trois notions à ne pas confondre
« Cloud » recouvre trois questions que le marché mélange : où le logiciel est hébergé, comment il est mis à disposition (SaaS), et comment il se paie (abonnement ou licence). Ce guide sépare les trois notions, détaille les avantages réels du cloud et les risques contractuels à verrouiller — réversibilité, localisation des données, coûts qui glissent — et présente le modèle hybride qui réussit aux PME à équipes mobiles.
ERP BTP : définition, spécificités métier et comment le choisir
Un ERP BTP n'est pas un ERP généraliste adapté : c'est un logiciel dont l'unité de gestion est l'affaire, avec ses objets natifs — situations de travaux, retenue de garantie, sous-traitance, BPU, révision de prix. Ce guide explique le cycle complet du chiffrage au bilan d'affaire, la gestion de chantier mobile, la conformité fiscale native, et les tests qui départagent un vrai ERP bâtiment d'un généraliste en démonstration.
