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Fiche de stock : le modèle, les colonnes qui comptent — et comment s’en passer
La fiche de stock est le plus ancien outil de gestion des stocks : une fiche par référence, une ligne par mouvement — entrée, sortie, solde. Simple, universelle… et traîtresse dès que l’activité accélère. Voici le modèle complet avec les colonnes qui comptent vraiment, les quatre règles qui font une fiche fiable — et le point de bascule où la fiche manuelle doit passer la main.
En 30 secondes
- La fiche de stock suit une référence : chaque mouvement y inscrit sa date, sa pièce justificative, sa quantité en entrée ou en sortie, et le nouveau solde — c’est l’histoire complète de l’article.
- Les colonnes indispensables : date, libellé et pièce du mouvement, entrée, sortie, solde — plus, pour une fiche valorisée, le coût unitaire et la valeur du stock (au CUMP le plus souvent).
- Les quatre règles d’or : une saisie au moment du geste, une pièce pour chaque ligne, un solde recalculé à chaque mouvement, un rapprochement périodique avec le comptage réel.
- Le point de bascule : plusieurs personnes qui bougent le stock, ou plus de quelques dizaines de références actives — la fiche manuelle devient la source des écarts qu’elle devait éviter.
Sommaire du guide
La fiche de stock, c’est quoi — définition
La fiche de stock est le document — papier, tableur ou écran — qui retrace, référence par référence, tous les mouvements d’un article : chaque entrée (réception, retour) et chaque sortie (vente, consommation chantier ou atelier, casse) y est datée, justifiée par une pièce, et suivie du nouveau solde. Elle est la brique élémentaire de l’inventaire permanent : la somme des fiches, c’est le stock théorique de l’entreprise — celui que l’inventaire physique viendra vérifier.
Le modèle : les colonnes qui comptent
| Colonne | Contenu | Pourquoi elle est indispensable |
|---|---|---|
| En-tête de fiche | Référence, désignation, unité de gestion, emplacement, stock de sécurité et point de commande | L’unité mal définie (pièce ? carton de 12 ?) est la première cause d’écart ; les seuils transforment la fiche en outil d’alerte |
| Date | La date réelle du mouvement — pas celle de la saisie | C’est elle qui permet de rapprocher la fiche des pièces et de dater un écart |
| Libellé + pièce | Nature du mouvement et référence du document : bon de réception, bon de livraison, bon de sortie chantier, pièce d’inventaire | Une ligne sans pièce est invérifiable — et donc contestable, y compris par vous-même six mois plus tard |
| Entrée / Sortie | La quantité, dans l’unité de gestion, dans la bonne colonne | Deux colonnes séparées plutôt qu’une quantité signée : l’erreur de signe est invisible, l’erreur de colonne saute aux yeux |
| Solde | Le stock après mouvement : solde précédent + entrée − sortie | Recalculé ligne à ligne, il rend toute rupture de chaîne détectable immédiatement |
| Coût unitaire + valeur (fiche valorisée) | Le coût du mouvement et la valeur du solde, au CUMP le plus souvent | C’est la version qui sert la comptabilité — méthodes et pièges détaillés dans notre guide de la valorisation des stocks |
Bien la tenir : les quatre règles d’or
- Saisir au moment du geste. La ligne écrite le soir « de mémoire » est la ligne fausse. La fiche vit au pied du rayonnage — ou sur le mobile du magasinier.
- Une pièce pour chaque ligne. Réception, livraison, sortie chantier, casse : chaque mouvement a un document, et la fiche porte sa référence. Pas de pièce, pas de ligne — la casse aussi se déclare.
- Le solde recalculé à chaque mouvement, jamais reporté de tête : c’est la chaîne des soldes qui rend la fiche auditable.
- Le rapprochement périodique : la fiche dit le théorique, seul le comptage dit le vrai. Un inventaire tournant confronte les deux régulièrement — et la fiche s’ajuste par pièce d’inventaire, jamais par rature.
Où la fiche manuelle craque — et ce qui la remplace
La fiche papier ou Excel fonctionne honorablement dans un cas précis : une seule personne qui bouge le stock, quelques dizaines de références actives, un rythme de mouvements faible. Dès qu’on sort de ce cadre, ses défauts structurels prennent le dessus : la double saisie (le bon de livraison existe déjà — le recopier sur la fiche est une deuxième chance de se tromper), l’absence d’alerte (une fiche ne prévient personne qu’un seuil est franchi), la valorisation manuelle (le CUMP recalculé à la main à chaque entrée ne survit pas au réel) et la consolidation impossible (cent fiches ne font pas un état de stock).
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une fiche de stock ?
Quelles colonnes doit contenir une fiche de stock ?
Comment calculer le solde d’une fiche de stock ?
Fiche de stock papier, Excel ou logiciel ?
La fiche de stock est-elle obligatoire ?
Comment corriger une erreur sur une fiche de stock ?
Sources de ce guide
- Plan comptable général (règlement ANC n° 2014-03) — suivi et évaluation des stocks.
- Code de commerce, article L. 123-12 — contrôle du stock par inventaire — Légifrance.
- Pratique constatée auprès des PME industrie, négoce et BTP équipées par WhySoft Group depuis 2004.
- 01Une fiche de stock fiable tient en quatre règles : saisie au geste, une pièce par ligne, solde recalculé, rapprochement périodique avec le comptage.
- 02Deux colonnes entrée/sortie plutôt qu’une quantité signée, et une unité de gestion verrouillée en en-tête : les deux détails qui évitent la moitié des écarts.
- 03Passé quelques dizaines de références ou plusieurs mains sur le stock, la fiche ne s’écrit plus à la main : elle devient l’état généré par les mouvements — même rigueur, zéro recopie.
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