Dans un contexte où les prix des matériaux de construction ont augmenté de plus de 15 % depuis 2021 (source : Insee), les PME du BTP doivent redoubler de vigilance pour éviter les ruptures et maîtriser leurs coûts. Selon la CAPEB, près de 40 % d’entre elles subissent des retards de chantier liés à une mauvaise organisation logistique.
Côté industrie, les tensions sur l’approvisionnement, la hausse des coûts des matières premières et les délais de production toujours plus serrés créent une pression constante. Dans la mécanique, la métallurgie ou la fabrication sur mesure, un simple retard d’approvisionnement peut désorganiser toute la chaîne de production et impacter la satisfaction client.
1. Comprendre la gestion des stocks et son importance
La gestion des stocks, c’est bien plus que compter des cartons : c’est piloter un flux vital pour l’entreprise.
Elle englobe l’ensemble des opérations permettant de suivre, contrôler et optimiser les produits, matières premières et marchandises, depuis leur approvisionnement jusqu’à leur utilisation ou leur expédition.
Une fonction stratégique pour la rentabilité
Dans une PME, le stock représente souvent l’un des plus gros postes d’investissement après la masse salariale et les équipements. Chaque produit, chaque matériau stocké immobilise une partie de la trésorerie de l’entreprise.
Mal géré, ce capital peut rapidement devenir un poids :
- Immobilisation de trésorerie : des articles qui restent en rayons plusieurs mois bloquent des fonds qui pourraient être investis ailleurs (développement commercial, nouveaux équipements, recrutement).
- Coûts de stockage : loyer ou amortissement des entrepôts, énergie pour maintenir des conditions adaptées, main-d’œuvre pour la manutention… Ces frais s’accumulent sans générer de revenus supplémentaires.
- Risque d’obsolescence ou de dégradation : un matériau qui se périme, un produit endommagé ou dépassé devient une perte nette, parfois même coûteuse à éliminer.
À l’inverse, une gestion de stock optimisée transforme ce poste de coût en atout stratégique.
Un stock bien calibré permet de :
- Réduire les coûts de fonctionnement en minimisant les surfaces de stockage et la manutention inutile.
- Améliorer la rentabilité en accélérant la rotation des produits, ce qui libère de la trésorerie et augmente la réactivité face à la demande.
- Garantir la satisfaction client en évitant les ruptures et en respectant les délais de livraison.
- Soutenir la compétitivité : dans le BTP, cela se traduit par des chantiers livrés dans les temps, dans l’industrie, par une production fluide et sans interruption.
En résumé, la maîtrise des stocks n’est pas qu’une question logistique : c’est un levier financier et commercial qui influence directement la santé globale de l’entreprise.
De la logistique à la performance
La gestion des stocks ne se limite pas à un inventaire : elle s’inscrit dans toute la chaîne logistique.
Réception des marchandises, stockage, suivi des niveaux, préparation des commandes et expédition… chaque étape influence directement la production et la capacité à respecter les délais clients.
Pourtant, de nombreuses PME utilisent encore des feuilles Excel, des bons papier ou des comptages ponctuels.
Ces méthodes sont vite dépassées lorsque le volume de marchandises augmente ou que l’activité se complexifie. Elles exposent l’entreprise à des erreurs, des pertes d’informations et à une vision incomplète de la situation réelle.
C’est pourquoi de plus en plus de PME se tournent vers des solutions logicielles spécialisées. Des outils comme WHY Stock Mobility® ou WHY Manager® offrent un suivi en temps réel, des alertes automatiques et une traçabilité complète, transformant la gestion des stocks en un véritable levier de performance.
2. Les méthodes de gestion des stocks
La méthode choisie pour gérer les stocks influence directement les coûts, la fluidité des opérations et la qualité du service rendu aux clients.
Il n’existe pas de solution universelle : chaque entreprise doit adapter ses pratiques à son activité, à ses produits et à ses objectifs.
FIFO : premier entré, premier sorti
Le FIFO (First In, First Out) consiste à utiliser ou vendre en priorité les articles les plus anciens.
• Avantages : limite les pertes dues à la péremption ou à l’obsolescence.
• Idéal pour : matériaux périssables, pièces soumises à des normes de sécurité, produits saisonniers.
• Exemple : écouler en priorité les sacs de ciment déjà en stock pour éviter leur durcissement.
LIFO : dernier entré, premier sorti Le LIFO
(Last In, First Out) privilégie l’utilisation des articles les plus récents.
• Avantages : reflète mieux le coût actuel des marchandises dans certaines situations.
• Inconvénients : risque d’accumulation de vieux stocks.
• Usage limité : surtout utilisé en contexte fiscal ou comptable, rarement dans les opérations courantes.
La méthode ABC : prioriser selon la valeur
Le classement ABC segmente les articles en 3 catégories :
• A : produits à forte valeur ou critiques pour la production (suivi très rigoureux).
• B : produits de valeur intermédiaire (contrôle régulier).
• C : produits à faible valeur (contrôle plus souple).
Cette approche permet de concentrer les efforts sur les articles stratégiques, là où un manque aurait les conséquences les plus lourdes.
Le juste-à-temps (JAT)
Inspirée de l’industrie automobile japonaise, cette méthode consiste à recevoir et utiliser les marchandises au moment exact où elles sont nécessaires.
• Avantages : réduction maximale des stocks, économies sur le stockage.
• Risques : dépendance forte vis-à-vis des fournisseurs et de la fiabilité de la chaîne logistique.
• Exemple : approvisionnement en pièces usinées livrées directement à la ligne de montage.
Le stock minimum et les points de commande
Cette approche définit un niveau de stock minimal en dessous duquel une commande est automatiquement déclenchée. Ce seuil est déterminé en fonction de la consommation moyenne, des délais d’approvisionnement et des éventuelles variations saisonnières.
• Avantages : évite les ruptures tout en limitant le capital immobilisé, assure une continuité dans la production ou sur les chantiers, et réduit le risque d’arrêt d’activité lié à un manque de matériaux ou de pièces.
• Outil clé : Certains outils logiciels peuvent envoyer des alertes automatiques lorsque le seuil est atteint, faciliter la planification des réapprovisionnements, et générer directement les bons de commande pour les fournisseurs concernés.
• Exemple concret : dans le BTP, un stock minimum défini pour les vis ou la peinture évite de bloquer un chantier. Dans l’industrie, un seuil sur les pièces détachées critiques assure que les lignes de production restent opérationnelles.
3. Optimiser sa gestion grâce aux outils et compétences
Une gestion de stock performante repose sur 2 piliers : des outils adaptés et des compétences solides. L’un ne va pas sans l’autre.
Des logiciels au cœur de la performance
Le suivi manuel atteint vite ses limites. Un logiciel de gestion de stocks centralise toutes les données, automatise les tâches répétitives et offre une visibilité en temps réel sur les niveaux de stock, les mouvements et les besoins d’approvisionnement.
En 2025, les entreprises recherchent surtout :
• La mobilité : pouvoir consulter et mettre à jour les stocks depuis un smartphone ou une tablette sur chantier ou en atelier.
• La traçabilité : suivre chaque lot ou produit grâce aux codes-barres et scans.
• Les alertes automatiques : être informé dès qu’un seuil est franchi.
• L’intégration avec d’autres fonctions : achats, production, facturation.
Les compétences clés du gestionnaire de stocks
Un logiciel performant ne remplace pas le savoir-faire humain.
Le gestionnaire de stocks doit maîtriser :
• L’organisation : planifier les approvisionnements, optimiser l’espace de stockage.
• L’analyse : interpréter les indicateurs clés (taux de rotation, taux de rupture, coût de stockage).
• Les outils numériques : ERP, applications mobiles, solutions de traçabilité.
• La communication : collaborer avec les équipes achats, production et logistique.
4. Stratégies d’optimisation de la gestion de stock
Mettre en place un processus d’amélioration continue
Améliorer la gestion des stocks n’est pas un projet ponctuel mais un processus continu. Cela demande de combiner bonnes pratiques, suivi régulier et adoption des innovations. Plus précisément, le processus se réalise en 3 étapes clés :
• Audit initial : identifier les points faibles (ruptures fréquentes, surstocks, zones de stockage mal utilisées).
• Suivi des indicateurs clés : taux de rotation des stocks, taux de rupture, coût de stockage par produit, délai moyen d’approvisionnement.
• Mise à jour des procédures : ajuster les méthodes de réapprovisionnement, revoir les seuils minimums, réorganiser le stockage pour réduire les manipulations inutiles.
Réduire les surstocks et les ruptures
Les surstocks immobilisent inutilement de la trésorerie, tandis que les ruptures freinent la production / les ventes / retardent les chantiers, impactant directement la rentabilité et la satisfaction client.
Pour lutter contre cela, quelques astuces existent :
• Utiliser des points de commande automatisés dans un ERP ou logiciel de gestion de stock, afin de déclencher les achats au bon moment.
• Mettre en place des alertes en temps réel pour anticiper les besoins.
• Synchroniser la gestion des stocks avec le planning de production / les chantiers, dans le but d’éviter les immobilisations inutiles.
Innover pour plus de réactivité
Face à des cycles de production plus courts et à des demandes clients toujours plus changeantes, la réactivité est devenue un facteur clé de compétitivité.
Les nouvelles technologies permettent désormais aux PME de gagner en agilité et de fiabiliser leurs opérations, en s’équipant d’outils longtemps réservés aux grandes entreprises :
• Codes-barres et scan gun pour fiabiliser les mouvements.
• Applications mobiles pour gérer les stocks depuis le terrain.
• Intégration d’un logiciel GED + un logiciel ERP : associer les documents (bons de livraison, factures) aux mouvements de stock pour une traçabilité complète.
• IoT et capteurs connectés : surveiller les niveaux en temps réel dans les entrepôts ou bennes de chantier.
FAQ | Gestion de Stock
Quelle est la meilleure méthode pour gérer les stocks ?
Il n’existe pas de méthode universelle. Le choix dépend du type de produits, de l’activité et des contraintes logistiques.
• FIFO convient aux produits périssables ou soumis à des normes strictes.
• ABC aide à concentrer les efforts sur les articles stratégiques.
• JAT réduit les coûts de stockage mais demande une chaîne logistique fiable.
Un ERP moderne permet de combiner plusieurs approches pour s’adapter à chaque situation.
Comment choisir un logiciel de gestion de stocks ?
Évaluez :
• Les fonctionnalités indispensables (inventaire, traçabilité, alertes).
• La possibilité d’intégration avec vos achats, la production et la facturation.
• L’accessibilité sur le terrain via mobile ou tablette. Le service de support et la formation proposés.
Faut-il un gestionnaire de stocks dédié ?
Dans les petites structures, cette mission peut être assurée par un responsable logistique ou production.
Mais dès que le volume augmente, un gestionnaire dédié devient un atout pour :
• Assurer un suivi précis.
• Analyser les indicateurs clés.
• Optimiser les méthodes et les coûts.
Quels indicateurs suivre pour optimiser la gestion des stocks ?
Les indicateurs de performance les plus courants sont :
• Taux de rotation des stocks : rapidité d’écoulement des produits.
• Taux de rupture : fréquence des manques.
• Coût de stockage : dépenses liées à l’entreposage.
• Délai d’approvisionnement : temps entre la commande et la réception.
Comment éviter les ruptures ?
• Mettre en place des seuils minimums par article.
• Utiliser les alertes automatiques d’un ERP.
• Synchroniser la gestion des stocks avec la planification de production, de ventes ou des chantiers.
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